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Opticien agréé, remboursement mutuelle

Comprendre votre vue

Votre ordonnance expliquée


Une ordonnance de lunettes tient en six ou huit chiffres, et personne ne vous explique jamais ce qu’ils veulent dire. Tapez les vôtres : nous vous disons ce que votre œil fait exactement, et pourquoi le choix de vos verres en découle.

ŒilSphèreCylindreAdd.
OD
OG

Exemple pré-rempli. Remplacez par vos chiffres : OD pour l’œil droit, OG pour le gauche. Si une case est vide sur votre ordonnance, laissez zéro.

Ce que corrige un verre

Quatre situations, quatre trajets de la lumière


Un œil qui voit net, c’est un œil où l’image se forme exactement sur la rétine, la paroi du fond. Tout ce qu’une correction fait, c’est ramener l’image à cet endroit précis. Voici les quatre cas que nous rencontrons au quotidien.

Unifocaux

Un seul verre, une seule correction


Si votre ordonnance ne comporte pas d’addition, vos verres portent la même correction sur toute leur surface. On les appelle unifocaux. C’est le cas le plus fréquent, et de loin le plus simple à porter : aucune zone à chercher, aucune adaptation.

Reste une question que personne ne pose jamais, et qui change pourtant le résultat : la façon dont le verre est taillé.

La géométrie sphérique

Hilux chez Hoya

repère communbordcôtéde l’œil
Courbure constante sur toute la surface.

La taille classique : la courbe reste la même du centre au bord. C’est une solution éprouvée, parfaitement adaptée tant que la correction reste modérée. Au delà, le verre devient bombé, donc plus épais et plus visible dans la monture.

La géométrie asphérique

Nulux chez Hoya

repère communbordcôtéde l’œil
Courbure qui s’aplatit vers les bords.

La courbe s’aplatit progressivement en allant vers les bords, et la correction est recalculée point par point sur la face arrière. Le verre est plus plat, plus fin, plus discret. Surtout, votre vision reste nette quand vous regardez sur les côtés, sans avoir à tourner la tête.

Nous travaillons les deux. Le choix se fait sur votre correction et sur votre usage, pas sur un catalogue : en dessous d’une certaine puissance, l’asphérique n’apporterait rien de perceptible, et nous vous le dirons.

L’épaisseur

Pourquoi deux verres identiques n’ont pas la même finesse


Deux verres qui corrigent exactement la même chose peuvent avoir des épaisseurs très différentes. Ce qui change, c’est la matière, et ce qu’on appelle son indice : sa capacité à dévier la lumière. Plus il est élevé, moins il faut de matière pour obtenir la même correction.

Le dernier palier n’est pas toujours le bon

Le gain d’un indice à l’autre n’est pas régulier. Passer d’une matière standard à un 1.60 retire environ 17 % de l’épaisseur. Aller jusqu’au 1.67 en retire 25 %. Mais du 1.67 au 1.74, il ne reste que 9 % à gagner.

Sur une correction modérée, ces 9 % représentent quelques dixièmes de millimètre, invisibles à l’œil nu. Sur une forte correction, ils se voient. C’est pour cette raison que nous ne proposons pas systématiquement la matière la plus fine : nous la proposons quand elle change quelque chose.

Les traitements

Ce qu’on ajoute à la surface du verre


Un verre nu, ça n’existe pas. Ce qu’on dépose dessus décide de sa résistance, de son confort, et de ce que les autres voient quand ils vous regardent. Voici ce que nous proposons, et à quoi chacun sert réellement.

  • Le durcissementAppliqué systématiquement. Les matières fines sont plus tendres que le verre minéral : sans durcissement, elles se rayeraient en quelques semaines.
  • L’antirefletLe traitement qui change le plus de choses. Sans lui, on voit les reflets sur vos verres plutôt que vos yeux, les phares dessinent des halos la nuit, et les écrans fatiguent plus vite. Chez Hoya, c’est le Hi-Vision LongLife, conçu pour tenir dans le temps.
  • Le filtre lumière bleueBlueControl. Pour les journées longues devant un écran, quand la gêne se manifeste en fin d’après midi.
  • Les verres photochromiquesSensity. Ils foncent au soleil et redeviennent clairs en intérieur. Une seule paire pour la journée entière, utile si vous entrez et sortez souvent.
  • Le polarisantPour le soleil. Il supprime les reflets sur la route, sur l’eau et sur le capot des voitures, ce qu’un verre teinté simple ne sait pas faire.
  • L’anti salissureLa surface repousse l’eau et le gras. Vos verres se nettoient d’un geste au lieu de trois, et se salissent moins vite.

Les verres progressifs

Ce qui distingue vraiment une gamme d’une autre


Lire quand même cette partie

Un verre progressif fait tenir trois corrections sur un seul verre : la vision de loin en haut, l’intermédiaire au milieu, la vision de près en bas. Entre les trois, il faut de la place. Et sur les côtés, l’image se déforme un peu : c’est physique, aucun verre n’y échappe.

Toute la différence entre les gammes tient là. Pas dans la correction, qui est identique. Dans la largeur de la zone nette, et donc dans le naturel de votre regard.

C’est la différence entre regarder par une porte entrouverte et par une baie vitrée.

Dans les deux cas vous voyez dehors. Mais pas avec le même confort, et pas sans bouger la tête. Nous travaillons les verres Hoya, dont les gammes se distinguent par des technologies précises : le calcul des deux verres ensemble plutôt que l’un après l’autre, le contrôle des déformations sur les bords, ou l’élargissement des zones de près sans rien retirer à la vision de loin.

En magasin

Ce que nous mesurons, et pourquoi


L’ordonnance dit ce qu’il faut corriger. Elle ne dit rien de la façon dont vos verres doivent être taillés et posés devant vos yeux. C’est notre part du travail, et c’est elle qui fait la différence entre des lunettes qui vont et des lunettes qu’on oublie de porter.

  • La distance entre vos pupillesMesurée œil par œil, pas en une seule fois. Le visage n’est jamais parfaitement symétrique, et le centre de chaque verre doit tomber exactement devant la pupille correspondante.
  • La hauteur de vos pupilles dans la montureMesurée sur votre visage, monture ajustée et portée naturellement. En verres progressifs, c’est elle qui décide de l’endroit où commence chaque zone de vision.
  • La taille et la forme de la montureSur une correction marquée, elles décident de l’épaisseur et du poids de vos verres autant que la matière. Quelques millimètres de largeur en moins changent l’allure du résultat.
  • L’inclinaison et la position sur le nezUne monture qui glisse fait perdre le bénéfice de la correction. Nous l’ajustons à la livraison, et nous la réajustons chaque fois que vous passez nous voir.

Bon à savoir

Pour les enfants, tout commence chez l’ophtalmologiste. Un opticien n’est pas habilité à mesurer la vue d’un enfant. L’adaptation et le renouvellement par l’opticien sont réservés aux plus de 16 ans, sur une ordonnance en cours de validité. Le bilan visuel du tout-petit, dit « bébé vision », est réalisé par l’ophtalmologiste. Notre rôle commence à l’ordonnance : le choix de la monture, le montage, l’ajustement et le suivi.

Le rythme de renouvellement. Tous les ans avant 16 ans, tous les 2 ans chez l’adulte.

Parlons-en

Une ordonnance se lit à deux


Cette page vous donne les clés. Le reste se joue devant la glace, avec vos vraies montures et vos vraies mesures. Passez nous voir à Craponne : nous prenons le temps qu’il faut, et nous vous expliquons chaque choix.

Nous contacter

Cette page a une vocation d’information. Elle ne remplace ni l’examen de votre ophtalmologiste, ni la prescription médicale, ni les mesures réalisées en magasin. Les épaisseurs indiquées sont des ordres de grandeur, calculés pour une monture de taille courante.