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Comprendre votre vue

Votre ordonnance expliquée


Une ordonnance de lunettes tient en six ou huit chiffres, et personne ne vous explique jamais ce qu’ils veulent dire. Tapez les vôtres : nous vous disons ce que votre œil fait exactement, et pourquoi le choix de vos verres en découle.

ŒilSphèreCylindreAdd.
OD
OG

Exemple pré-rempli. Remplacez par vos chiffres : OD pour l’œil droit, OG pour le gauche. Si une case est vide sur votre ordonnance, laissez zéro.

L’addition, seulement si vous en avez une. Elle n’apparaît sur une ordonnance qu’à partir de la presbytie, en général vers 42 à 45 ans, et sert aux verres progressifs. Si vous ne la trouvez pas sur la vôtre, c’est qu’il n’y en a pas : laissez zéro. C’est le cas le plus fréquent, et la page s’adaptera.

L’âge est facultatif, mais il nous aide : une addition faible ne veut pas dire la même chose à 30 ans qu’à 50 ans.

Ce que corrige un verre

Quatre situations, quatre trajets de la lumière


Un œil qui voit net, c’est un œil où l’image se forme exactement sur la rétine, la paroi du fond. Tout ce qu’une correction fait, c’est ramener l’image à cet endroit précis. Voici les quatre cas que nous rencontrons au quotidien.

Unifocaux

Un seul verre, une seule correction


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Si votre ordonnance ne comporte pas d’addition, vos verres portent la même correction sur toute leur surface. On les appelle unifocaux. C’est le cas le plus fréquent, et de loin le plus simple à porter : aucune zone à chercher, aucune adaptation.

Reste une question que personne ne pose jamais, et qui change pourtant le résultat : la façon dont le verre est taillé.

La géométrie sphérique

Hilux chez Hoya

repère communbordcôtéde l’œil
Courbure constante sur toute la surface.

La taille classique : la courbe reste la même du centre au bord. C’est une solution éprouvée, parfaitement adaptée tant que la correction reste modérée. Au delà, le verre devient bombé, donc plus épais et plus visible dans la monture.

La géométrie asphérique

Nulux chez Hoya

repère communbordcôtéde l’œil
Courbure qui s’aplatit vers les bords.

La courbe s’aplatit progressivement en allant vers les bords, et la correction est recalculée point par point sur la face arrière. Le verre est plus plat, plus fin, plus discret. Surtout, votre vision reste nette quand vous regardez sur les côtés, sans avoir à tourner la tête.

L’épaisseur

Pourquoi deux verres identiques n’ont pas la même finesse


Deux verres qui corrigent exactement la même chose peuvent avoir des épaisseurs très différentes. Ce qui change, c’est la matière, et ce qu’on appelle son indice : sa capacité à dévier la lumière. Plus il est élevé, moins il faut de matière pour obtenir la même correction.

Le dernier palier n’est pas toujours le bon

Le gain d’un indice à l’autre n’est pas régulier. Passer d’une matière standard à un 1.60 retire environ 17 % de l’épaisseur. Aller jusqu’au 1.67 en retire 25 %. Mais du 1.67 au 1.74, il ne reste que 9 % à gagner.

Sur une correction modérée, ces 9 % représentent quelques dixièmes de millimètre, invisibles à l’œil nu. Sur une forte correction, ils se voient. C’est pour cette raison que nous ne proposons pas systématiquement la matière la plus fine : nous la proposons quand elle change quelque chose.

La monture

Pas seulement une question de goût


Vous l’avez vu plus haut : à correction égale, la taille de la monture change l’épaisseur de vos verres autant que la matière. Sa forme, sa hauteur et sa façon de tenir le verre comptent tout autant. Voici ce que votre correction implique, et ce qu’elle vous laisse comme liberté.

La monture compte plus que la finesse du verre

Vous pouvez payer pour le verre le plus fin du marché. Sur une monture de petite taille, il ne vous fera gagner que six ou sept dixièmes de millimètre par rapport au verre juste en dessous. À peu près l’épaisseur d’une carte bancaire. Souvent invisible, toujours plus cher.

La raison est simple. Un verre de myope est mince au milieu et épais sur les bords, et cette épaisseur ne grandit pas doucement : elle s’emballe dès qu’on s’éloigne du centre. Deux millimètres de largeur en plus ne coûtent donc pas deux millimètres d’épaisseur, ils en coûtent beaucoup plus. Et une monture rectangulaire allongée oblige à tailler le verre environ un tiers plus loin de son centre qu’une monture ronde de largeur comparable.

D’où une conclusion que nous assumons : le choix de la monture pèse plus lourd que la course au verre le plus fin. C’est pour cela que nous ne vous vendrons pas systématiquement le plus cher.

Les traitements

Ce qu’on ajoute à la surface du verre


Un verre nu, ça n’existe pas. Ce qu’on dépose dessus décide de sa résistance, de son confort, et de ce que les autres voient quand ils vous regardent. Voici ce que nous proposons, et à quoi chacun sert réellement.

  • Le durcissementAppliqué systématiquement. Les matières fines sont plus tendres que le verre minéral : sans durcissement, elles se rayeraient en quelques semaines.
  • L’antirefletLe traitement qui change le plus de choses. Sans lui, on voit les reflets sur vos verres plutôt que vos yeux, les phares dessinent des halos la nuit, et les écrans fatiguent plus vite. Chez Hoya, c’est le Hi-Vision LongLife, conçu pour tenir dans le temps.
  • Le filtre lumière bleueBlueControl. Pour les journées longues devant un écran, quand la gêne se manifeste en fin d’après midi.
  • Les verres photochromiquesSensity. Ils foncent au soleil et redeviennent clairs en intérieur. Une seule paire pour la journée entière, utile si vous entrez et sortez souvent.
  • Le polarisantPour le soleil. Il supprime les reflets sur la route, sur l’eau et sur le capot des voitures, ce qu’un verre teinté simple ne sait pas faire.
  • L’anti salissureLa surface repousse l’eau et le gras. Vos verres se nettoient d’un geste au lieu de trois, et se salissent moins vite.

Les verres progressifs

Ce qui distingue vraiment une gamme d’une autre


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Un verre progressif fait tenir trois corrections sur un seul verre : la vision de loin en haut, l’intermédiaire au milieu, la vision de près en bas. Entre les trois, il faut de la place. Et sur les côtés, l’image se déforme un peu : c’est physique, aucun verre n’y échappe.

Toute la différence entre les gammes tient là. Pas dans la correction, qui est identique. Dans la largeur de la zone nette, et donc dans le naturel de votre regard.

C’est la différence entre regarder par une porte entrouverte et par une baie vitrée.

Dans les deux cas vous voyez dehors. Mais pas avec le même confort, et pas sans bouger la tête. Voici les quatre verres que nous travaillons chez Hoya, et ce que chacun apporte concrètement.

Amplitude Plus

L’essentiel

Le progressif d’entrée de la gamme, taillé sur mesure d’après votre correction. Les trois zones y sont. La zone nette du milieu est simplement plus étroite : on prend vite l’habitude d’orienter la tête plutôt que seulement les yeux.

Balansis

Le confort

Le palier où le confort change vraiment. Vos deux verres sont calculés ensemble plutôt que l’un après l’autre, et la zone nette s’élargit à toutes les distances, en particulier à hauteur d’écran. L’image reste stable même quand vous bougez beaucoup.

iD LifeStyle 4

Le premium

Il s’attaque à ce qui gêne le plus les porteurs de progressifs : cette sensation que le sol bouge quand on marche ou qu’on descend un escalier. Il existe en trois versions selon votre vie, plutôt intérieur, polyvalente, ou plutôt extérieur.

iD MySelf

Le haut de gamme

Le verre le plus abouti de Hoya. Il se construit à partir de vos réponses à un questionnaire : votre morphologie, la façon dont vous portez vos lunettes, vos journées, et ce qui vous a gêné avec vos verres précédents. Le seul qui élargit les zones de près et d’écran sans rien retirer à votre vision de loin.

Un chiffre qui explique beaucoup

73 % des presbytes n’ont pas la même correction aux deux yeux. Quand les deux verres sont calculés séparément, votre cerveau passe la journée à rattraper l’écart, et c’est une fatigue dont on n’identifie jamais la cause. À partir du Balansis, ils sont calculés ensemble.

Nous vous orientons selon votre correction, votre écart entre les deux yeux et vos journées. Pas selon le catalogue : quand une gamme intermédiaire suffit, nous le disons.

En magasin

Ce que nous mesurons, et pourquoi


L’ordonnance dit ce qu’il faut corriger. Elle ne dit rien de la façon dont vos verres doivent être taillés et posés devant vos yeux. C’est notre part du travail, et c’est elle qui fait la différence entre des lunettes qui vont et des lunettes qu’on oublie de porter.

  • La distance entre vos pupillesMesurée œil par œil, pas en une seule fois. Le visage n’est jamais parfaitement symétrique, et le centre de chaque verre doit tomber exactement devant la pupille correspondante.
  • La hauteur de vos pupilles dans la montureMesurée sur votre visage, monture ajustée et portée naturellement. En verres progressifs, c’est elle qui décide de l’endroit où commence chaque zone de vision.
  • La taille et la forme de la montureSur une correction marquée, elles décident de l’épaisseur et du poids de vos verres autant que la matière. Quelques millimètres de largeur en moins changent l’allure du résultat.
  • L’inclinaison et la position sur le nezUne monture qui glisse fait perdre le bénéfice de la correction. Nous l’ajustons à la livraison, et nous la réajustons chaque fois que vous passez nous voir.

Bon à savoir

Pour les enfants, tout commence chez l’ophtalmologiste. Un opticien n’est pas habilité à mesurer la vue d’un enfant. L’adaptation et le renouvellement par l’opticien sont réservés aux plus de 16 ans, sur une ordonnance en cours de validité. Le bilan visuel du tout-petit, dit « bébé vision », est réalisé par l’ophtalmologiste. Notre rôle commence à l’ordonnance : le choix de la monture, le montage, l’ajustement et le suivi.

Le rythme de renouvellement. Tous les ans avant 16 ans, tous les 2 ans chez l’adulte.

Parlons-en

Une ordonnance se lit à deux


Cette page vous donne les clés. Le reste se joue devant la glace, avec vos vraies montures et vos vraies mesures. Passez nous voir à Craponne : nous prenons le temps qu’il faut, et nous vous expliquons chaque choix.

Nous contacter

Cette page a une vocation d’information. Elle ne remplace ni l’examen de votre ophtalmologiste, ni la prescription médicale, ni les mesures réalisées en magasin. Les épaisseurs indiquées sont des ordres de grandeur, calculés pour une monture de taille courante.